L’art de la prise
Coulibaly aboubacar
Coulibaly aboubacar
| 25-05-2026
Équipe Sportive · Équipe Sportive
L’une des erreurs les plus courantes chez les nouveaux grimpeurs n’est pas une mauvaise technique, mais le fait d’agripper chaque prise de la même manière. Un débutant qui aborde la paroi en serrant tout aussi fort que possible sera épuisé après deux ou trois mouvements, car les muscles de l’avant-bras se fatiguent rapidement sous une tension maximale constante.
Le secret que les grimpeurs expérimentés développent tôt est la reconnaissance des prises : identifier le type de prise avant de la toucher, et appliquer immédiatement la prise et la position corporelle appropriées, plutôt que de chercher la solution une fois suspendu.
Ce n’est pas une compétence avancée. C’est l’une des premières choses à entraîner, et cela peut se pratiquer au sol autant que sur le mur.
L’art de la prise

Les cinq types de prises et comment les lire

Les jugs (ou « poignées ») sont les premières prises que les débutants apprennent à aimer. Elles sont larges, profondes et arrondies — souvent shaped like the handle of a jug (en forme de poignée de cruche), d’où leur nom. Les quatre doigts y entrent confortablement. Lorsque vous voyez un jug, l’approche correcte est détendue : serrez juste assez pour rester accroché, pas aussi fort que vous le pouvez.
Beaucoup de débutants crispent leurs mains sur les jugs par anxiety, gaspillant de l’énergie sur une prise qui n’en nécessite presque aucune. Les jugs apparaissent sur la plupart des voies débutantes et agissent comme des points de repos naturels. Lorsque vous en atteignez un, utilisez-le : secouez un bras, respirez, et observez la section suivante.Les crimps (ou « réglettes ») sont des prises en forme de rebord fin, assez étroites pour que seuls les bouts des doigts soient en contact. Elles sont courantes sur les voies intermédiaires et en extérieur. La caractéristique clé d’identification est leur lèvre peu profonde — il n’y a pas de profondeur pour envelopper la main, juste un bord horizontal fin. Les crimps stressent les tendons des doigts plus que tout autre type de prise, c’est pourquoi l’échauffement des doigts avant l’escalade est important.
Il existe trois positions de prise : main ouverte (bout des doigts sur le bord, reste de la main pendante — la plus sûre, idéale pour les débutants), demi-crimp (doigts pliés à 90 degrés) et full crimp (pouce replié sur les doigts — la plus forte mais avec le risque de blessure le plus élevé). Jusqu’à ce que les tendons des doigts soient bien conditionnés, opter pour la main ouverte sur les crimps est le bon choix.Les slopers (ou « volumes ») sont les prises qui frustrent la plupart des débutants : larges, arrondies, sans endroit évident où s’accrocher. Elles semblent faciles, puis les mains glissent. Ce que les débutants manquent, c’est que les slopers fonctionnent sur la friction plutôt que sur la profondeur de prise.
La technique correcte est un contact complet de la paume — écartez tous les doigts et maintenez autant de peau en contact avec la prise que possible. La position du corps détermine tout avec les slopers : le centre de gravité doit rester directement sous ou derrière la prise, et les hanches doivent rester proches du mur. Faites un pas sur le côté et un sloper devient presque impossible à tenir.Les pinches (ou « pincées ») nécessitent l’engagement du pouce. La forme est assez étroite — verticalement ou horizontalement — pour que le pouce et les doigts puissent s’opposer autour de la prise. L’indice d’identification est toute prise qui protrude vers l’extérieur du mur de manière à permettre au pouce de s’enrouler de l’autre côté.
Les débutants tentent souvent de faire un crimp sur les pinches, ignorant complètement le pouce, et se demandent pourquoi ils glissent. Engager le pouce transforme une prise quasi impossible en une prise gérable.
Les pockets (ou « trous ») sont des trous dans le mur ou la surface de la prise. Ils peuvent accueillir un doigt (un « mono »), deux, ou toute la main. L’identification est visuellement évidente, mais la décision de prise importe : le majeur est le plus fort, donc sur un pocket à deux doigts, utilisez le majeur et l’annulaire plutôt que l’index et le majeur. Approchez les pockets délibérément — enfoncer les doigts lors d’un mouvement dynamique risque de blesser. Un placement lent et contrôlé est la technique correcte.

Mouvements secondaires : même prise, orientation différente

Au-delà du type de prise, l’orientation sur le mur change entièrement la manière de l’utiliser. Une sidepull (ou « traction latérale ») est toute prise tournée verticalement, placée sur le côté de votre corps. La prise elle-même peut être un crimp ou une pinch, mais son utilisation nécessite de tirer horizontalement vers vous avec le bras parallèle au sol, tout en poussant les pieds vers l’extérieur dans la direction opposée. Sans cette tension corporelle opposée, vous balancerez immédiatement.
Un undercling (ou « contre-prise ») est un jug ou un bord qui fait face vers le bas plutôt que vers le haut — vous l’agrippez par dessous et tirez vers le haut plutôt que vers le bas. Elles apparaissent à la base des dévers et comme prises de départ de voie. La technique nécessite de se pencher en arrière loin du mur pour créer un angle où la traction vers le haut génère une force utile.
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Comment entraîner la reconnaissance des prises hors du mur

La méthode d’entraînement la plus efficace pour les débutants est simple : marchez le long du mur avant de grimper et nommez chaque prise sur la voie que vous prévoyez d’essayer. Ne grimpez pas encore — pointez et identifiez simplement. « C’est un jug. C’est un crimp en sidepull. C’est un sloper. Cela ressemble à un pocket à deux doigts. » Cette pratique d’observation délibérée construit la reconnaissance visuelle de motifs qui devient eventually automatique lors du déplacement.
Une fois sur le mur, appliquez la technique correspondante immédiatement au contact plutôt que de vous ajuster après la prise. La séquence — voir le type de prise, appliquer la prise — commence à sembler instinctive après quelques sessions de pratique concentrée. La récompense est immédiate : moins de force de préhension gaspillée, un mouvement plus efficace, et une escalade qui semble considérablement plus facile que lorsqu’on abordait chaque prise de manière identique.